
Assemblée nationale: PDCI, 3 autres députés claquent la porte au groupe parlementaire
Lemandatexpress – Ça va de mal en pis. À l’Assemblée nationale, le groupe parlementaire Pdci vient de subir une autre saignée. Un constat amer fait par les députés de ce parti, vendredi 13 février, à l’appel nominal des élus, lors de la plénière consacrée à la constitution des commissions.
Pour rappel, trois parlementaires élus sous la bannière du parti presque octogénaire avaient déjà claqué la porte. Conséquence, de 34 députés, le groupe Pdci s’est réduit comme peau de chagrin, pour se situer à 31 députés.
De fait, Aux premières heures, Jean-Marc Yacé, Jacques-Gabriel Ehouo et Sylvestre Emmou se sont mis à l’écart pour protester contre le choix du président de ce groupe parlementaire. Et la semaine dernière, coup de théâtre ! Le Secrétaire général de l’Assemblée nationale annonce encore le départ de trois autres, partis rejoindre les 17 non inscrits, qui n’appartiennent à aucun groupe. Au final, seuls 28 députés vont défendre les couleurs de l’ancien parti unique à l’hémicycle. Une bien triste nouvelle, qui en dit long sur la gravité de la crise qui mine la Maison du parti à Cocody.
Et pourtant à sa conférence de presse du 11 février, Soumaïla Bredoumy avait tenté de minimiser la situation. « Le parti fonctionne. L’objectif, c’est d’avoir un parti solide, réorganisé et mobilisé pour les combats futurs », a-t-il confié.
Dans la foulée, le député et porte-parole du Pdci a assuré que les trois députés-maires d’Abidjan reviendront à la maison, le moment venu. Une sortie qui a d’ailleurs suscité le courroux du directeur de cabinet du maire de Cocody. En riposte à la sortie de Bredoumy, Ange Dagaret-Dassaud a rectifié le tir.
« M. l’honorable député Bredoumy Soumaïla porte-parole du Pdci-Rda ! Vous voulez évoquer le problème actuel au Pdci-Rda si c’en était un ; alors, il faut l’évoquer sincèrement et entièrement pour que nos militants soient situés. Maquiller une situation politique dans une famille politique trouble les militants. Il faut les rassurer qu’il n’en est rien. Et leur dire la vérité », a rappelé à l’ordre, le membre du Bureau politique du Pdci, qui s’est adonné à la genèse de la crise qui vaut le retrait de Yacé, Ehouo et Emmou du groupe parlementaire. « D’où vient cette situation politique malheureuse ? Simplement, d’une procédure de désignation du président groupe parlementaire du Pdci-Rda à l’Assemblée nationale et de ce qu’un cyber activiste a donné échos d’un échange entre les élus à l’Assemblée nationale et de ce qu’un cyber activiste a donné échos d’un échange entre les élus parlementaires à leur première réunion convoquée le vendredi 16 janvier 2026 à la salle des réunions du secrétariat exécutif. Où personne d’autre n’avait accès qu’uniquement les élus parlementaire », débute Ange Dagaret, qui fustige la sortie de Soumaïla Bredoumy.
« Ce yber activiste dont l’honorable député Bredoumy Soumaïla, le porte-parole du Pdci-Rda ne mentionne pas bizarrement le nom dans ses propos, n’avait pas non seulement droit à cette salle de réunion. Il n’avait pas non plus droit d’avoir le compte rendu de cette réunion et les informations y afférentes. Mais il a donné écho sur les réseaux sociaux d’une réunion entre les élus parlementaires à laquelle aucun média n’était autorisé », s’indigne-t-il, regrettant que les trois députés-maires d’Abidjan aient été livrés à la vindicte populaire.
Avec le départ des trois autres députés, le Pdci ne peut désormais compter que sur 28 élus à l’Assemblée nationale. Contre 64 dans la défunte législature. Pour l’heure, les raisons de ces départs sont inconnues, et le secrétaire général de l’Assemblée nationale s’est gardé de livrer les identités de ces élus qui ont sauté de la barque Pdci.
Source: Le Matin







