
Côte d’Ivoire : Le président du MFA appelle à redonner de la vitesse à l’action publique
Lemandatexpress – Dans sa tribune hebdomadaire, le président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) invite à une réflexion de fond sur le rythme de l’action publique en Côte d’Ivoire. Sous le thème évocateur « Le moment de retrouver la vitesse de l’État », il dresse un constat nuancé de la situation actuelle, entre stabilité institutionnelle et attente d’un nouvel élan.
Yaya Fofana estime que la stabilité dont bénéficie le pays constitue un acquis indéniable. Elle rassure, protège et consolide les bases de la Nation. Toutefois, dit-il, cette stabilité ne peut, à elle seule, suffire à impulser une dynamique collective durable. Pour Yaya Fofana, à un certain stade, elle doit évoluer pour devenir moteur d’action et de transformation.
Deux mois après la formation du gouvernement, les institutions fonctionnent normalement et les équilibres sont maintenus. Mais derrière cette solidité apparente, une attente se fait sentir. Une attente d’orientation plus claire, d’un rythme plus soutenu et d’une vision davantage incarnée au sommet de l’État.
Dans cette perspective, le président du MFA rappelle que gouverner ne se limite pas à préserver les acquis. Gouverner, insiste-t-il, c’est aussi impulser, orienter et entraîner. Il s’agit de créer une dynamique capable de mobiliser l’ensemble des forces vives autour d’un cap clairement défini.
S’inscrivant dans une logique de continuité, l’action actuelle des autorités est reconnue comme cohérente. Mais pour rester efficace, cette continuité doit, selon lui, savoir se réinventer. Elle doit s’adapter aux exigences du moment, se renouveler et, si nécessaire, se reconfigurer.
S’appuyant sur les enseignements de l’histoire, il souligne que les périodes décisives pour les grandes Nations ne sont pas toujours celles des ruptures visibles, mais celles où des décisions stratégiques redonnent de la vitesse à l’action publique, même dans un cadre de continuité.
Dans cet esprit, il invoque la pensée de Félix Houphouët-Boigny, pour qui la paix véritable repose autant sur la stabilité que sur la justesse des décisions prises au moment opportun.
Aujourd’hui, poursuit-il, les signaux sont clairs : l’administration attend des orientations précises, les initiatives existent mais restent dispersées, et les capacités sont réelles mais insuffisamment coordonnées. Face à cette situation, un signal fort, lisible et structurant venu du sommet de l’État apparaît comme un levier déterminant.
L’objectif n’est pas de rompre avec les équilibres en place, mais de les renforcer. Il ne s’agit pas de corriger, mais d’optimiser. Pour lui, la clé réside dans des ajustements lucides, une organisation plus efficace et une mobilisation totale des énergies nationales.
Car le rythme d’un État, souligne-t-il, ne se décrète pas. Il se construit à travers la cohérence des décisions, la clarté des orientations et la capacité des dirigeants à incarner pleinement la vision qui leur est confiée.
En conclusion, le président du MFA estime que la Côte d’Ivoire dispose de tous les atouts pour franchir une nouvelle étape de son développement. Mais cette ambition nécessite une impulsion forte et un leadership capable de transformer la stabilité en mouvement.
Dans la trajectoire des Nations, rappelle-t-il, l’histoire retient moins les périodes d’attente que les moments où des décisions courageuses ont permis de briser l’inertie et d’imprimer une nouvelle vitesse à l’action publique.
M. Galé
Lemandatexpress.net







