
Bocanda – Fraude et actes de vandalisme fragilisent l’accès à l’eau potable
Lemandatexpress- Dans un contexte déjà marqué par la sécheresse et la pression sur les ressources hydriques, des actes de vandalisme et de fraude viennent perturber davantage la distribution d’eau potable à Bocanda, au détriment des populations.
À Bocanda, dans la région du N’zi, l’accès à l’eau potable traverse une zone de turbulence. En cause : des actes répétés d’incivisme, dont le récent vol de câbles sur des installations stratégiques d’alimentation en eau brute. Cet incident a entraîné une interruption du service, révélant une fois de plus la vulnérabilité des infrastructures hydrauliques face aux comportements délictueux.
Cet acte isolé s’inscrit dans un contexte plus large. La ville subit déjà les effets d’un stress hydrique accentué par la sécheresse et les activités d’orpaillage, connues pour leur impact sur les ressources en eau. Dans ce climat tendu, chaque dégradation d’équipement ou branchement frauduleux devient un facteur aggravant.
Les conséquences sont immédiates et concrètes pour les populations : arrêt des systèmes de pompage, baisse de pression, voire coupures totales dans certains quartiers. À cela s’ajoutent des délais de rétablissement souvent rallongés, le temps pour les équipes techniques d’intervenir et de remplacer les équipements endommagés. Un processus qui engendre également des coûts supplémentaires pour l’opérateur.
Au-delà des chiffres et des interventions techniques, ce sont surtout les habitants qui en paient le prix fort. L’accès à l’eau potable, service essentiel du quotidien, se retrouve compromis par des pratiques qui fragilisent l’ensemble du réseau.
Face à cette situation, la Société de Distribution d’Eau de Côte d’Ivoire (SODECI) maintient le cap. L’entreprise se veut réactive, avec des équipes mobilisées pour rétablir rapidement le service en cas d’incident. Elle annonce également un renforcement des dispositifs de surveillance et de sécurisation des installations, tout en poursuivant ses actions de sensibilisation auprès des populations.
Car au fond, la question dépasse le seul cadre technique. Elle interpelle la responsabilité collective. Protéger les infrastructures hydrauliques, c’est garantir un accès équitable et durable à l’eau pour tous. À Bocanda comme ailleurs, chaque acte de civisme compte.
Martial Galé







