
Côte d’Ivoire 2030 : Le ticket Achi-Birahima, l’ultime stratégie d’Alassane Ouattara ?
Alors que l’horizon 2030 commence à se dessiner, la question de la succession d’Alassane Ouattara n’est plus un tabou. Après deux décennies passées à bâtir la Côte d’Ivoire moderne, le Chef de l’État semble prêt à passer le flambeau à une nouvelle génération de leaders.
Si le RHDP dispose d’un vivier de cadres compétents, une configuration précise semble désormais émerger des couloirs de la présidence : le ticket Patrick Achi – Téné Birahima Ouattara.
L’ascension fulgurante de Patrick Achi : L’héritier désigné ?
Ancien Premier ministre, Patrick Achi s’impose aujourd’hui comme la figure de proue de cette transition. Son élection récente à la présidence de l’Assemblée nationale, succédant à Adama Bictogo, n’est pas un hasard. Elle marque son retour officiel au sommet de l’appareil étatique.
Le parcours d’Achi plaide en sa faveur. Homme d’État complet, il a gravi tous les échelons :
Député chevronné, Président du conseil régional de la Mé ,Ministre, Secrétaire général de la Présidence, puis Premier ministre.
Sa maîtrise des dossiers techniques, renforcée par son expérience de consultant pour la Banque Mondiale et le FMI, ainsi que son passage comme enseignant à Harvard, font de lui le technocrate idéal pour pérenniser la vision d’Alassane Ouattara.
Le pacte des alliés : Le rapprochement avec « Photocopie »
L’élément clé de cette équation politique réside dans le réchauffement des relations entre Patrick Achi et Téné Birahima Ouattara, surnommé « Photocopie ». Autrefois marquées par une rivalité feutrée, leurs relations ont laissé place à un rapprochement stratégique.
Téné Birahima Ouattara, actuel Vice-premier ministre et Ministre d’État à la Défense, joue un rôle de pilier. En soutenant l’accession d’Achi au perchoir, le frère cadet du Président a envoyé un signal fort de cohésion interne. Ce duo semble avoir trouvé un équilibre : à Achi, la gestion politique et le rayonnement institutionnel ; à Birahima, la sécurisation du socle du pouvoir et la stabilité de l’État.
Pourquoi Patrick Achi en première ligne ?
Si beaucoup voyaient en Téné Birahima le successeur naturel de son frère, l’option Patrick Achi présente des avantages politiques majeurs pour le RHDP :
L’alternance interne : Choisir Achi, transfuge du PDCI, renforce l’image de rassemblement du RHDP.
L’image internationale : Achi possède une aura de bâtisseur et de diplomate économique appréciée des partenaires extérieurs.
La légitimité historique : Directeur de campagne d’ADO en 2020, il incarne la continuité idéologique sans les critiques liées à une succession purement familiale.
Le scénario probable : Une candidature de Patrick Achi à la présidence en 2030, épaulé par Téné Birahima Ouattara en tant que vice-président puissant. Un ticket qui sécurise à la fois l’héritage Ouattara et la stabilité institutionnelle du pays.
Une transition maîtrisée
En plaçant Achi à la tête de l’Assemblée nationale, poste central dans l’ordre de succession constitutionnel, Alassane Ouattara prépare le terrain. Sauf cataclysme politique, ce duo semble avoir reçu l’onction du « garant du temple ».
La manœuvre est de haut niveau : elle allie ingénierie constitutionnelle et contrôle politique. En 2030, la Côte d’Ivoire pourrait ainsi voir Patrick Achi franchir la dernière marche qui le sépare du fauteuil présidentiel, soutenu par l’indispensable Téné Birahima Ouattara.
HG







