
Polémique sur l’absence de Tidjane Thiam au Pays: Docteur Osman Cherif recadre Assalé Tiémoko
Face aux critiques du maire de Tiassalé concernant la présence prolongée de Tidjane Thiam hors de Côte d’Ivoire, le Docteur Osman Cherif, cadre du PDCI-RDA, est monté au créneau. Dans une mise au point musclée, il rappelle le passé de l’actuel leader du parti et justifie une stratégie de présence internationale jugée indispensable.
Le précédent de 1999 : Un “prisonnier” par choix
Pour le Docteur Osman Cherif, l’accusation de manque de courage portée contre Tidjane Thiam ne résiste pas à l’épreuve de l’histoire. Il rappelle qu’en décembre 1999, alors que le régime d’Henri Konan Bédié s’effondrait sous le coup d’un putsch militaire, Tidjane Thiam se trouvait en sécurité aux États-Unis.
« Contrairement à d’autres qui cherchaient l’exil, il a décidé de rentrer et d’affronter ses responsabilités », souligne le Dr Cherif.
Arrêté le 2 janvier 2000 et placé en résidence surveillée, privé de ses libertés fondamentales, le ministre d’alors aurait déjà prouvé sa capacité à affronter le danger. Un épisode que l’honorable Assalé Tiémoko semble, selon lui, avoir occulté.
Une stratégie politique de “haute pression”
Répondant à l’idée qu’un parti ne peut être géré efficacement à distance, le Dr Cherif dénonce un faux débat. Pour les militants du PDCI-RDA, la présence de Thiam à l’étranger n’est pas une fuite, mais une mission diplomatique de premier plan.
Sécurité du Chef : Dans un contexte politique tendu, la protection de la figure de proue est une priorité absolue.
Pression Internationale : Le maintien de liens directs avec les partenaires extérieurs est perçu comme un levier pour faire fléchir le pouvoir en place.
Cohésion Interne : Le parti affirme que sa structure organisationnelle permet une gestion fluide, même en l’absence physique momentanée du président.
Deux poids, deux mesures ?
L’article du Docteur Cherif pointe également ce qu’il considère comme une incohérence dans le discours d’Assalé Tiémoko. Il rappelle que d’autres figures historiques de la politique ivoirienne, tels qu’Alassane Ouattara ou Laurent Gbagbo, ont eu recours à l’exil à des moments charnières de leur carrière pour échapper à l’emprisonnement.
« Pourquoi vouloir appliquer à Thiam une exigence de courage qu’aucun de nos dinosaures politiques n’a jamais eue ? », s’interroge-t-il, affirmant qu’en politique, un général ne se livre jamais inutilement à l’adversaire.
Un soutien réaffirmé
Pour le Dr Osman Cherif, que ce soit depuis Abidjan ou depuis les capitales mondiales, le leadership de Thiam reste le moteur de la reconquête du pouvoir pour le plus vieux parti de Côte d’Ivoire.
Hilaire Gueby







