
Élection à la MUGEFCI : le Groupe Solidarité Égalité suspend sa participation et interpelle le président Ouattara
Lemandatexpress – Candidate à l’élection pour la présidence du Conseil d’administration de la MUGEFCI, l’équipe conduite par Dr Assétou Laurence Kamara a dénoncé, ce lundi en conférence de presse, « de nombreuses irrégularités » dans la conduite du processus électoral. En conséquence, elle annonce la suspension de sa participation et s’en remet aux autorités, notamment au président de la République.
Alors que le Groupe Solidarité Égalité s’engageait dans une troisième participation au processus électoral de la Mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l’État de Côte d’Ivoire (MUGEFCI), sa candidature a été invalidée. Une décision que le groupe rejette avec fermeté.
« Notre mutuelle est fondée sur des valeurs essentielles telles que la solidarité, la responsabilité sociale, l’équité, la transparence et la démocratie. Aujourd’hui, force est de constater que ces principes sont mis à mal », a déclaré Dr Assétou Laurence Kamara.
Selon le groupe, l’invalidation repose sur des motifs jugés « préoccupants » et « contestables ». Il évoque notamment un casier judiciaire jugé non conforme dans un dossier comprenant quatre éléments sur 97 candidats délégués à Abidjan, ainsi que le cas d’un candidat ayant postulé dans une section différente de celle mentionnée sur la liste électorale numérique, pour la section du MEF.
Les responsables du groupe rappellent qu’une jurisprudence permet habituellement aux candidats de corriger les anomalies dans un délai de 48 heures. « Aucun document litigieux ne nous a été transmis. Aucune possibilité de réponse ou de rectification ne nous a été offerte. Nous avons appris notre invalidation sur les réseaux sociaux », déplore Dr Kamara.
Elle précise également que le dossier de candidature a été déposé le 19 mars à 10h05, bien avant l’heure de clôture fixée à 16h, ce qui, selon elle, laissait largement le temps pour d’éventuelles régularisations.
Des irrégularités dénoncées
Le Groupe Solidarité Égalité pointe plusieurs dysfonctionnements dans le processus électoral, notamment une liste électorale initiale entachée d’erreurs, ayant exclu certains adhérents ; une mise à jour via une application sans publication d’une liste physique ; ainsi qu’une recomposition inattendue des collèges électoraux.
Le groupe dénonce également une « différence de traitement » avec d’autres listes, qui auraient bénéficié de possibilités de régularisation.
Face à cette situation, l’équipe de Dr Kamara, réunie en Assemblée générale extraordinaire, a décidé de suspendre sa participation. « Il ne s’agit ni d’un abandon ni d’un retrait, mais d’un acte de responsabilité », précise la candidate, appelant à un dialogue constructif.
Appel aux autorités
Dans sa déclaration, le groupe exhorte le Comité électoral national à garantir un processus transparent, inclusif et équitable, et à réexaminer les dossiers litigieux dans le respect des règles.
Tout en réaffirmant son attachement à la paix, au dialogue et à une gouvernance juste, il appelle à « un retour à la raison, à la médiation et à un processus électoral transparent ». Le groupe annonce également son intention de saisir plusieurs autorités administratives, politiques, religieuses et traditionnelles en vue d’une médiation.
Dans cette dynamique, un appel est notamment lancé au président Alassane Ouattara ainsi qu’à la Première Dame Dominique Ouattara. « Une grande frange des fonctionnaires et agents de l’État se sentent aujourd’hui injustement exclus du processus », a souligné Dr Kamara qui entend, à travers cette sortie, prendre à témoin l’opinion sur cette élection à la MUGEFCI.
Martial Galé







