
Hien Sié, le ministre qui redessine les infrastructures ivoiriennes
Dans une réorganisation majeure du gouvernement Mambé 2, les secteurs les plus stratégiques de l’économie ivoirienne changent de cap… et d’homme. Désormais, ports, aéroports et métro sont réunis sous une seule autorité : celle du ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier, Hien Sié.
Cette concentration inédite de leviers aussi essentiels marque un tournant historique. Jamais, depuis l’arrivée au pouvoir du Président Alassane Ouattara, un ministre n’avait bénéficié d’un périmètre aussi vaste, couvrant à la fois les routes, les ouvrages d’art, mais aussi l’ensemble des infrastructures de transport : maritimes, aéroportuaires, ferroviaires et lagunaires.
Plus qu’un simple ajustement administratif, cette décision sonne comme une consécration politique. Elle traduit la confiance grandissante du chef de l’État envers Hien Sié, désormais positionné comme un acteur central de la transformation structurelle du pays. À lui revient la lourde responsabilité de piloter, coordonner et accélérer des projets déterminants pour la compétitivité et l’attractivité de la Côte d’Ivoire.
Ce retour à une gestion unifiée rappelle les grandes heures du ministère des Infrastructures économiques, marquant ainsi une volonté assumée de rationalisation et d’efficacité dans la conduite des politiques publiques. Dans le même mouvement, Hilaire Lamizana fait son entrée au conseil d’administration du Port autonome d’Abidjan en tant que représentant de la Présidence. Il aura notamment la charge de superviser le processus de désignation du futur directeur général, confirmant l’importance stratégique de cette institution, véritable poumon économique du pays.
À travers cette recomposition, le pouvoir exécutif envoie un signal clair : celui d’une gouvernance recentrée, plus cohérente et résolument tournée vers la performance. Et au cœur de ce dispositif, un nom s’impose désormais avec force : Hien Sié.
Mathias Kouamé







