
FIF : Malick Tohé, l’ombre d’une candidature à la présidence
Lemandaexpress – L’élection à la Fédération ivoirienne de football se profile, avec en toile de fond la candidature annoncée de Malick Tohé. Vice-président du Comité directeur sortant, apparaît aux yeux de certains observateurs comme un sacré client.
Au fil des mois, son nom revient avec insistance en lien avec cette course à la présidence de la FIF. Tout porte à croire que le président du Club omnisports de Korhogo sera dans les starting-blocks.
Initialement prévue pour le mois de juin, l’échéance électorale devrait finalement être repoussée à la fin de l’année, en raison du calendrier international marqué notamment par la Coupe du monde. Un délai qui laisse le temps aux ambitions de se préciser.
Face au président sortant Idriss Diallo et à Souleymane Cissé, président du Racing Club d’Abidjan, la possible entrée en lice de Malick Tohé suscite un intérêt croissant dans les milieux du football ivoirien.
S’il n’a pas encore officialisé sa candidature, son parcours parle pour lui. Fin connaisseur des rouages du football national et continental, il a occupé des fonctions aux côtés de figures telles que Jacques Anouma et Sidy Diallo, tout en renforçant son influence au fil des années au sein de l’instance fédérale. Plusieurs observateurs lui attribuent également un rôle déterminant dans l’accession d’Idriss Diallo à la tête de la FIF.
Au-delà du football, Malick Tohé s’est construit une solide réputation dans le secteur économique, notamment dans la filière café-cacao, ainsi qu’au sein de l’administration publique, où il a contribué à des politiques d’envergure à la Primature. Une double expertise qui renforce son profil de gestionnaire aguerri.
À la tête du Club omnisports de Korhogo, pensionnaire de Ligue 1, il s’est imposé comme un dirigeant méthodique, à l’écoute des réalités du terrain. Pour une partie des présidents de clubs, il incarne une alternative crédible, capable d’assurer une transition entre continuité et renouveau.
Sur les réseaux sociaux comme dans les cercles spécialisés, sa cote semble progresser, sans qu’il n’ait encore engagé de campagne officielle. Une dynamique discrète mais réelle, qui pourrait peser dans les mois à venir.
Reste désormais à savoir si l’intéressé choisira de franchir le pas. Pour l’heure, Malick Tohé appelle plutôt à l’unité autour des Éléphants en vue des échéances internationales, laissant planer le doute sur ses intentions réelles.
Une chose est sûre : en cas de candidature, il faudra compter avec lui dans la bataille pour la présidence de la FIF.
Martial Galé







