
Absence de plusieurs cadres au 1er congrès ordinaire du PPACI pour sanctions disciplinaires : Les militants se prononcent
Lemandatexpress – À l’ouverture du 1er congrès ordinaire du PPACI, ce jeudi 14 mai 2026 au Palais de la Culture, plusieurs militants ont réagi au communiqué publié le 12 mai dernier, annonçant la non-participation de certains membres du parti au congrès, en attendant l’issue des procédures disciplinaires engagées contre eux.
Entre défense du respect des textes et appel à l’apaisement, les responsables interrogés ont justifié cette décision qu’ils jugent conforme aux règles internes du parti.
Pour Yeboua Kouamé Richard, commissaire départemental PPACI de Kouassi-Kouassikro-Fao, cette mesure relève d’un fonctionnement normal du parti.
« Je crois que cette décision est normale, parce qu’on ne peut pas appartenir à un parti, désobéir à ses règles et attendre qu’on ne soit pas sanctionné », a-t-il déclaré.
Toutefois, il estime que les instances du parti sauront ramener les concernés dans la dynamique collective.
« Le conseil des sages est là pour ça. Après, il va siéger et trouver le juste milieu pour que vraiment ces camarades aussi soient rappelés dans le parti », a-t-il ajouté, avant d’écarter toute idée de crise interne : « Je crois qu’il n’y a pas de tension au niveau du parti. »
A en croire Mme Doué , militante du PPACI, le respect des textes est indispensable dans toute organisation. Par conséquent, ceux qui refusent de les respecter sont soumis à des sanctions. D’ailleurs a-t-elle dit : «Personne n’a interdit qui que ce soit de participer au congrès. Ce sont eux mêmes qui se sont interdits. Parce que quand tu désobéis à une regle, attends toi à des représailles. Sinon le président Laurent Gbagbo est un homme de paix, un homme doux mais on ne doit pas se baser sur ça pour créer le désordre dans le parti.», a-t-elle précisé.

Même son de cloche chez Dibo Constantin, fédéral d’Aboudé dans l’Agneby-Tiassa, qui insiste sur le respect strict des textes statutaires du congrès.
« Selon les textes statutaires, il y a des personnes qui sont susceptibles de participer au congrès. (…) Il faut respecter les textes », a-t-il soutenu.
Pour lui, seuls les responsables habilités peuvent représenter valablement la base militante.
« Si à ce niveau-là il faut piétiner les textes, cela voudrait dire que dans la société que nous voulons mettre en place, nous allons chaque fois marcher sur les textes », a-t-il averti, estimant que la discipline doit commencer au sein même du parti.

Mme Victorine, membre du PPACI à Yopougon Centre et membre de la commission du conseil de discipline, a également défendu la décision prise par la direction du parti.
« Quand vous dites interdit, le Président Laurent Gbagbo ne peut pas interdire quelqu’un. C’est le texte qui nous interdit », a-t-elle affirmé.
Selon elle, les militants concernés sont eux-mêmes responsables de leur situation.
« On n’a pas interdit, c’est eux-mêmes qui se sont interdits. Parce que lorsque tu es indiscipliné, c’est comme ça, ça se passe », a-t-elle insisté.
Elle a également rappelé que les textes du parti doivent primer sur toute considération personnelle.
« Ce n’est pas une histoire de Gbagbo, ce n’est pas une histoire d’un militant, mais ce sont les textes qui vont décider », a-t-elle martelé.
De son côté, Bah Henri Joël, rapporteur adjoint de la commission discipline, estime que ce communiqué vise avant tout à donner l’exemple.
« Tout parti sérieux a des textes et des règlements intérieurs auxquels tout militant doit se conformer, peu importe son titre ou son grade dans le parti », a-t-il expliqué.
Selon lui, les sanctions annoncées restent temporaires et ne constituent pas des exclusions définitives.
« Les sanctions partent de 18 mois au plus à trois mois. (…) C’est quelque chose qu’on peut rapidement éponger et puis revenir dans le parti », a-t-il précisé.

Le responsable assure par ailleurs qu’aucune tension majeure n’existe au sein du parti.
« Les concernés eux-mêmes maîtrisent les textes. Ils savent que dans de tels cas, il y a des sanctions qui suivent », a-t-il conclu, annonçant qu’un autre communiqué pourrait intervenir pour officialiser la réintégration des militants concernés après les sanctions.
Abran Saliho







