
Jacqueville : les pyromanes de la société FOXTROT arrêtés et déférés au Tribunal d’Abidjan
Lemandatexpress – La cavale n’aura pas duré longtemps. Les auteurs de la tentative d’incendie visant les installations de la société FOXTROT, à Avagou, près de Jacqueville, dans la nuit du 23 au 24 octobre 2025, sont désormais entre les mains de la justice. Interpellés après plusieurs jours de traque, ils ont reconnu les faits avant d’être conduits à la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.
Derrière cette opération, un travail minutieux de la Gendarmerie Nationale. C’est ce que révèle le communiqué du Procureur de la République près le Tribunal de Première instance d’Abidjan, Braman Koné, qui salue une enquête « diligentée et efficace ». Les enquêteurs ont remonté la piste jusqu’à Sassako-Begniny, où sept individus ont été arrêtés. Tous ont admis leur participation. Parmi eux, un nom ressort particulièrement : LOBO TEVY DEGNY GERMAIN, alias Volcan. Présenté comme le cerveau du groupe, il aurait expliqué sans détour le déroulé de l’opération.
Leur plan ? Utiliser des cocktails Molotov pour mettre le feu à la chambre de transfert de gaz de FOXTROT. Un acte qui, selon les autorités, aurait pu provoquer une chaîne d’explosions allant jusqu’à la plateforme de Vridi.
En clair, un scénario catastrophique, aux conséquences humaines et matérielles incalculables. Mais le projet ne se limitait pas à un sabotage industriel. Le Procureur souligne que le groupe cherchait également à semer la panique pour empêcher la tenue de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Un acte clairement qualifié de terroriste.
Le 19 novembre 2025, les sept mis en cause ont été déférés devant la Section antiterroriste. Une information judiciaire a été ouverte et un mandat de dépôt émis. Ils devront répondre de plusieurs chefs d’accusation : actes terroristes, complot contre l’autorité de l’État, atteinte à l’ordre public et tentative d’incendie d’installation ou d’édifice.
Les sanctions encourues sont lourdes. Les faits sont réprimés par la loi de 2015 sur le terrorisme, renforcée en 2018 et 2024, ainsi que par plusieurs articles du Code pénal, dont ceux relatifs au complot, à la destruction d’installations sensibles et à la mise en danger de la population.
Pour Jacqueville, l’affaire suscite autant de soulagement que d’inquiétude. Soulagement de voir les suspects arrêtés ; inquiétude face à la gravité des intentions dévoilées. Malgré ces arrestations, l’enquête suit son cours.
Martial Galé







