
Lutte contre la corruption : L’élaboration des outils d’opérationnalisation de la stratégie au cœur d’un atelier
Le processus d’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLC), document devant servir de «cadre stratégique de coordination structurant et orientant les différentes interventions de lutte » et sa validation par le gouvernement constituent des étapes majeures dans le combat pour la promotion de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Le processus comprend plusieurs phases.
3 d’entre elles ont déjà été exécutées dont, l’élaboration du rapport diagnostic qui comprend, la carte stratégique, validée début septembre dernier et qui englobe, les piliers et orientations stratégiques. En attendant les dernières phases, la 4èmequi est l’élaboration des outils d’opérationnalisation de la stratégie fait l’objet d’un atelier de 3 jours qui s’est ouvert le jeudi 3 mars à Grand-Bassam, à l’initiative de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG
Justifiant l’élaboration de la Stratégie, le représentant du président de la Habg N’Golo Coulibaly, Assis Emmanuel a appelé que, c’est « l’approche participative » qui a été retenue de sorte à « garantir l’appropriation du processus d’élaboration et de ses résultats par les parties prenantes », avant d’assurer que cela est un « gage d’une implication effective et éclairée dans la phase de mise en œuvre ».
C’est D’ailleurs et ce pourquoi, M. Assis assure que le rendez-vous de Grand-Bassam constitue « l’occasion donnée à tous les acteurs impliqués de se prononcer et faire des propositions notamment, sur le plan opérationnel, le cadre de mesure de la performance et le tableau de bord prospectif ».
Le représentant du président de la Habg a pour finir, insisté pour dire que la Snlc permet non seulement de, « bâtir non seulement, une politique générale de lutte contre la corruption, mais aussi des politiques sectorielles dont la mise en œuvre nécessite l’implication forte des partie intéressées ».
Le Coordonnateur général de l’atelier, Diamouténé Oumar Don, par ailleurs, membre de la Direction des études de la coordination de l’évaluation et de l’assistance (DECEA) de la Habg a, à son tour rappelé aussi que, le Gouvernement ivoirien, à travers la Habg s’est engagé à élaborer, faire adopter et mettre en œuvre, une stratégie nationale en matière de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées, conformément à l’article 4 de l’ordonnance No 2013-661 du 20 septembre 2013, fixant les attributions, la composition et le fonctionnement de la Habg.
Il a aussi souligné que le présent atelier bénéficie du soutien de la Banque africaine de développement (BAD), à travers le Projet d’appui à la gestion économique et financière (PAGEF) et aussi par la République fédérale d’Allemagne, à travers la Coopération allemande, le GIZ.
Au nom justement de la dernière entité citée, Maria Elena Molina Ruz, représentante de l’ambassade de l’Allemagne a tenu à féliciter la Côte d’Ivoire pour « tous les pas qui ont été déjà entamés » afin de « respecter toutes les conventions qui ont été signées et ratifiées par l’Etat ; et par tous les efforts qui ont été faits à cet égard » dont l’atelier du jour.
Les résultats sur le terrain, selon la diplomate se traduisent par la « perception qui change» et aussi par « l’appropriation de chaque citoyen » afin de connaitre le sens ainsi que ses conséquences.
Mathias Kouamé







