
SIA 2022/ Journée ivoirienne : Souveraineté alimentaire et lutte contre la déforestation au menu
Le 58e édition du Salon international de l’agriculture a lieu du 26 février au 6 mars 2022, à la Porte de Versailles (Paris). Chaque année, la Cote d’Ivoire se dote d’une journée dite « La journée ivoirienne ». Et celle de 2022 a eu lieu, hier 02 mars 2020, en présence de ministres Ivoriens, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire, Ségolène Royal, ancienne ministre française de la transition écologique, Julien Denormandie, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation …
Pavillon1 espace 2000. Mardi 2 mars 2020. La Côte d’Ivoire s’est mise à l’honneur à travers une grande conférence et des interventions de personnalités politiques et techniciens du domaine agricole et animal et halieutique. Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre d’Etat, ministre de l’agriculture et du développement rural, dans un discours inaugural a félicité l’Etat français qui mis tout en œuvre pour la tenue de cette édition, la 58e , en cette période difficile et chaude au niveau de l’actualité internationale.
Modernisation de l’agriculture
Nouhoun Coulibaly, Directeur de cabinet du ministère de l’agriculture et du développement rural s’est penché sur les aspects pratiques et techniques de la modernisation de l’agriculture en Côte d’Ivoire autour du thème : « L’agriculture ivoirienne au-delà de la COVID-19 et du changement climatique : Accélérer la modernisation du secteur ». Pour le conférencier, la Modernisation de l’agriculturepasse par l’agrégation des producteurs (Regroupement des agriculteurs pour bénéficier ensembles des infrastructure) qui va ouvrir des opportunités d’affaires inouïes. Notamment le montage des tracteurs pour l’adapter à nos terres, la Digitalisation de l’agriculture avec les concours qui permettent aux jeunes développeurs de venir développer sur places des applications depuis le dénier Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA), l’utilisation de drones …Le directeur de cabinet du ministère de l’agriculture a indiqué que le « nœud de la transformation » se fera avec « la mise en place des Hub (100 H viabilisés par les ressources de l’Etat) pour la transformation et d’une ligne de crédit avec les partenaires (BAD, BM). Tous les industriels ou transformateurs qui s’installeront sur les HU auront droit à des lignes de crédits ». En ce qui concerné le marché, il a égrené un ensemble d’action déjà mis en place qui ont permit de redynamiser le secteur. Il s’agit de « mise en place des marchés interconnecté pour la bonne circulation de l’information en partenariat avec les grandes distributions pour vendre les produits locaux. La construction d’abattoir moderne dans chaque agropole ».
400 milliards FCFA à prendre dans protéines animales et halieutiques !

Le Ministre des ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré a présenté aux participants la Politique Nationale de Développement de l’Elevage de la Pêche et de l’Aquaculture (PONADEPA) autours de la thématique « vision des ressources animales et halieutiques à l’horizon 2026 ». Une communication qui s’inscrit dans le cadre du programme de la journée ivoirienne de l’agriculture sur le thème général : « l’agriculture au-delà de la COVID-19 et du changement climatique : accélérer la modernisation du secteur ». Tout en présentant les efforts pour garantir la sécurité alimentaire, Sidi Touré à déplore le fait que la Cote d’ivoire ne produit que 26% de ce qu’elle consomme en manière de ressources animales et halieutiques. Il a enfin saisi la perche pour inviter les ivoiriens à investir dans le secteur. « Nous dépensons plus 400 milliards pour l’importation de produit animal et halieutique. Il y a donc de l’argent à se faire in investissant dans le secteur », a fait savoir Sidi Touré.
Agroforesterie et reboisement en Côte d’Ivoire
Entre 1960 et 2017, le couvert forestier de la Côte d’Ivoire a reculé, passant de 12 millions d’hectares à moins de 3 millions, alors que l’agriculture, et en particulier la culture de cacao, se développait. Pour enrayer la dégradation alarmante de ses forêts, la Côte d’Ivoire s’est engagée à restaurer son couvert forestier afin qu’il représente au moins 20 % du territoire national d’ici 2030, contre 11 % actuellement. Pour atteindre cet objectif ambitieux, le Gouvernement ivoirien a élaboré un éventail de politiques et d’instruments juridiques. Le code forestier adopté en 2019 fournit un cadre d’action pour étendre et restaurer le couvert forestier du pays. Pour Alain Donwahi, ministre des eaux et forêts, la tendance à la déforestation est baissière. Pour preuve « 37 millions d’arbre ont été plantés en 3 ans. En 2021 -19 hectares de forêts ont été détruite contre 45 milles hectare entre 2019-2020. Des engagements internationaux ont été prise pour une couverture forestière à 20 % d’ici 2030 ». Et d’ajouter qu’une « brigade formée de 650 commandos pour combattre la criminalité forestière ». Mieux, selon le ministre ivoirien des eaux et forêts, l’Agroforesteriepermettra aux investisseurs de gagner de l’argent et à l’Etat de régler le problème de la déforestation.
Ségolène Royal (Présidente COP 21)

L’ancienne ministre française ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie (2014 à 2017) et Présidente la Cop 21 a félicité le gouvernement ivoirien pour les engagement pris en matière de la reforestation et surtout le président Alassane Ouattara pour son implication personnelle dans la réussite de la COP 21. « Le continent africain n’est que responsable de 7 % des émission de gaz à effet de serre mais subit énormément les conséquences », a -t-elle déploré. PourSégolène Royal, il y a urgence car «le manque d’eau tue plus que les guerres »
Ouattara Djibril depuis Paris
Le Saviez-vous ?
Au hall 5.2
Maroc, Soudan, Tunisie, Côte d’Ivoire… Le Salon international de l’agriculture accueille de multiples délégations étrangères, leurs stands se situent au hall 5.2 « Agricultures du monde et leurs produits ». Par ailleurs, 9% des visiteurs professionnels du Salon international de l’agriculture viennent de l’étranger.
150 ans d’histoire du Concours Général Agricole
Vitrine de l’exceptionnelle biodiversité de la génétique et de la gastronomie française. Initié en 1843 avec le concours de Poissy, le Concours Général Agricole a été créé en 1870 pour sélectionner et primer les meilleurs produits du terroir français et animaux reproducteurs. Il est copropriété du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et du CENECA. Il constitue un événement dont la mission demeure pourtant d’une imparable modernité.
O.D (Paris)







