
Défis de la mobilité en CI: L’AMUGA dévoile des solutions pour y faire face
Lors de la deuxième journée du Forum régional d’affaires UE–Afrique de l’Ouest, tenue le 31 mars 2026 au Sofitel Hôtel Ivoire, Abdoulaye Alliagui a mis en lumière les difficultés communes aux grandes métropoles africaines en matière de transport et de mobilité.
Intervenant à cette occasion, Romain Kouakou, directeur général de l’Autorité de la mobilité urbaine dans le Grand Abidjan, a présenté un ambitieux programme visant à moderniser les déplacements dans le Grand Abidjan, en lien avec les corridors Abidjan–Lagos et Abidjan–Ouagadougou. « Nous sommes venus partager l’expérience d’Abidjan et les efforts du gouvernement pour bâtir une ville fonctionnelle, sachant que 90 % des richesses du pays y sont produites », a-t-il indiqué.

Le projet repose sur le développement du transport de masse, avec la construction en cours du premier métro du pays et d’une ligne de BRT entre Bingerville et Yopougon, capables de transporter près de 500 000 passagers par jour. Une extension du réseau BRT d’environ 100 km est également prévue pour un coût estimé à 900 millions d’euros. Le transport lagunaire constitue un autre pilier, avec la construction de gares, l’acquisition d’une centaine de bateaux et la mise en place de parkings-relais, pour un investissement d’environ 500 millions d’euros. À cela s’ajoute le développement de la mobilité douce, avec 150 km de pistes cyclables. Au total, près de 2 000 milliards d’euros devront être mobilisés pour répondre efficacement aux défis de la mobilité, à Abidjan comme dans les villes de l’intérieur.
Toutefois, Romain Kouakou a insisté sur la nécessité d’un changement de comportements. « Il faut du civisme. Aidons l’État à rendre ces investissements efficaces », a-t-il conclu, rappelant que d’importants moyens ont déjà été engagés par l’État dans les infrastructures de transport.
Mathias Kouamé







