
Orpaillage clandestin et pollution : Abou Bamba tire la sonnette d’alarme
Lemandatexpress – À l’occasion du premier numéro du « Grand format de l’Environnement », qui s’est tenu, vendredi à l’auditorium de la Primature, le ministre Abou Bambou a remis au goût du jour les grands défis environnementaux du pays.
Face aux acteurs institutionnels, experts et organisations de la société civile, le ministre a dressé un état des lieux préoccupant de la situation environnementale du pays. Parmi les menaces évoquées, l’orpaillage clandestin apparaît comme l’un des défis les plus préoccupants.
Selon le ministre, cette activité entraîne des impacts multiples et durables sur les écosystèmes, les ressources en eau et les conditions de vie des populations. La pollution des eaux constitue également une source d’inquiétude majeure. Elle affecte les usages domestiques, agricoles et halieutiques tout en exposant les populations à des risques sanitaires importants liés à la consommation d’eau contaminée et à l’exposition à des substances toxiques. Outre ces fléaux, l’émissaire du gouvernement dénonce aussi la dégradation des sols, la destruction des forêts et des habitats naturels, l’aggravation des effets du changement climatique.

Face à ces atteintes à l’environnement, le ministre a annoncé un renforcement de la répression contre les auteurs de dégradations environnementales « Le gouvernement va être ferme dans la répression de tous ceux qui dégradent nos principales matrices environnementales qui sont à la base de nos richesses. Ces individus doivent changer de comportement parce que la loi va s’appliquer dans toute sa rigueur », a averti Abou Bamba.
Le ministre a toutefois insisté sur les opportunités économiques qu’offre la transition écologique. Il a cité plusieurs initiatives engagées par l’État, notamment la création d’un Bureau Marché Carbone, la mobilisation de financements climatiques ainsi que la soumission de projets au Fonds vert pour le climat et au Fonds pour les pertes et préjudices. « Toutes ces initiatives montrent que la Côte d’Ivoire peut faire de la transition écologique un levier de développement économique et social », a-t-il indiqué.

Le « Grand Format de l’Environnement et du Climat » se veut un cadre permanent d’information, de sensibilisation et de dialogue autour des enjeux environnementaux nationaux. Cette initiative vise également à renforcer la visibilité des actions menées par le ministère et à favoriser l’engagement citoyen en faveur de la protection de l’environnement. Cette première édition ont permis de cerner davantage la vision du ministre, qui consiste à faire de la Côte d’Ivoire « une grande nation écologiquement résiliente».
La rencontre a par ailleurs marqué le lancement officiel des activités de la Quinzaine nationale de l’Environnement et du Climat (QNEC 2026), prévue du 3 au 17 juin prochain autour du thème : « Je suis un citoyen écoresponsable pour une transition écologique juste ».
Martial Galé







