
PND 2026-2030 : Une ambition de 114 000 milliards de FCFA sous le feu des critiques d’un ancien candidat à la présidentielle de 2025
Alors que le gouvernement ivoirien vient de tracer les sillons de son Plan National de Développement (PND) pour la période 2026-2030, les voix discordantes commencent à se faire entendre. Parmi elles, celle du Dr Ahoua Don Mello, ingénieur et figure politique, qui livre une analyse sans concession d’un plan qu’il juge prometteur en façade, mais structurellement fragile.
Le constat est amer. Malgré une croissance macroéconomique réelle portée par les plans précédents (2012-2025), le Dr Don Mello souligne un décalage persistant entre les indicateurs de performance et le quotidien des Ivoiriens. Si la relance est là, la pauvreté, elle, ne recule pas au rythme des annonces. « Une croissance sans influence significative sur l’emploi et les acteurs locaux », regrette-t-il, pointant du doigt une transformation structurelle qui semble avoir profité davantage aux multinationales qu’au tissu économique national.
L’un des points les plus critiques de son analyse réside dans le financement du plan. Avec seulement 29,8 % d’investissement public contre 70,2 % attendus du secteur privé, le PND 2026-2030 s’expose, selon lui, à une dépendance accrue envers les capitaux étrangers. Ces investisseurs, attirés par les marchés publics et l’industrie extractive, privilégieraient l’exportation des richesses plutôt que leur transformation locale créatrice d’emplois durables.
Pour inverser cette tendance, l’expert préconise une rupture : faire émerger de véritables « capitaines d’industries locaux » pour garantir un développement réellement inclusif et résilient face aux incertitudes géopolitiques mondiales.
HG







